Intagrist El Ansari est journaliste. J’ai reçu son livre en service presse de la part des Editions Langlois Cécile, que je remercie d’ores et déjà.

Retour aux sources

Dans ce récit autobiographique, l’auteur quitte Paris pour retourner sur ses terres d’origine. Il est issu d’une famille Touareg. A Paris, il est nostalgique de ses contrées. Il retourne donc là-bas pour retrouver ses origines. Il part pour un long voyage à travers le désert, depuis le Mali jusqu’au sud de l’Algérie en passant par Tombouctou.

Ainsi, nous prenons part à son voyage. Il nous raconte ce qu’il vit, ce qu’il voit tout au long de son périple dans le désert.

Antagrist El Ansari nous fait part de son périple dans le désert

Une belle écriture, mais il manque un soupçon de quelque chose.

Dans le désert, la montagne, la campagne, en ville, n’importe ou, il m’est vital de marcher.
Marcher rejoindre le désert saharien, marcher pour visiter un ami, marcher pour me rendre au travail, marcher pour les courses, marcher pour marcher, marcher, c’est ainsi ! Marcher. Pourquoi ? Pour être libre et exorciser l’existence de ce monde.
Jeune, je marchais sans raison. Aujourd’hui, marcher est indispensable. Un plaisir. Un besoin.
Marcher pour « aller à l’essentiel », selon Sylvain Tesson.
Marcher pour mieux penser.
Marcher pour revenir sur terre.

Je suis un peu embêtée. Car je suis à deux doigts d’écrire que j’ai beaucoup aimé ce livre. Mais il me manque un petit quelque chose pour vraiment le dire.

Intagrist El Ansari parle beaucoup de l’action de marcher au début de son récit, puis plus rien. C’est dommage. En fait il ne marche pas, il voyage en voiture. Oui, je sais, on est au 21ème siècle. Mais comme il nous parle du peuple Touareg ce que j’apprécie, il aurait pu mettre un peu moins l’accent sur ça. Et puis, s’il était allé plus loin dans son introspection, j’aurais vraiment aimé. S’il nous avait fait plus partager son ressenti, car je suis certaine qu’il a vécu quelque chose d’important, ce livre m’aurait plus marquée.

A mi-chemin entre le documentaire et le roman, Intagrist El Ansari, nous fait part de son voyage d’un point de vue journalistique. C’est quelque part un peu normal, c’est son métier.

Il y a aussi au début du livre une phrase qui m’a touchée, car elle me parle beaucoup :

L’inconsolable nostalgie des origines nous habite

C’est tellement vrai.

Ce livre est à lire pour sa belle écriture et pour son côté documentaire.

J’ai déjà chroniqué deux livres de cette maison d’édition :

Née de père inconnu que j’avais aimé
Dialogue avec le lecteur, que j’avais moins aimé


Antagrist El Ansari, Echo Saharien, L’inconsolable nostalgie. Editions Langlois Cécile, 2014. ISBN: 979-10-93510-03-3

 

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