Quatre mois que je n’écris rien sur ce blog. Il est temps que je le reprenne en main. Ou plutôt devrais-je dire que c’est moi que je dois reprendre en main. Bref. Aujourd’hui je vous parle du livre de Kazuo Ishiguro, Les vestiges du jour, qui a d’ailleurs donné naissance au film du même nom.

Ce livre je l’ai lu pour le club de lecture. Enfin, pour tout vous dire, je n’ai lu que la moitié. Encore une fois, je subis une panne de lecture… C’est terrible pour moi. Je ne sais pas pourquoi ça m’arrive. Encore. Peut-être que je ne lis pas les bons livres.

Ce livre de Kazuo Ishiguro, nous l’avons lu pour le rendez-vous du mois d’avril. Nous en avons lus d’autres entre temps. Mais comme je n’ai pas pris mon clavier pour écrire, je saute quelques lectures. Je culpabilise parfois car, j’avoue, je suis un peu perfectionniste. Je voulais tout vous écrire. Toutes les chroniques des livres que j’ai lus.  Et je crois que c’est pour ça que je n’écris pas. A force de vouloir rattraper mon retard, je n’écris pas. J’ai aujourd’hui décidé que ce n’était pas grave. Et que si je sautais quelques chroniques personne ne m’en voudrait.

Kazuo Ishiguro, Les vestiges du jour

Kazuo Ishiguro, une proposition au bureau, le matin très tôt.

C’est Sandrine qui nous a proposé cette lecture. J’étais très contente de sa proposition. Elle nous a raconté pourquoi elle l’a choisi. Voici l’histoire.

Elle arrive au travail le matin très tôt . Chaque fois, elle retrouve une collègue avec laquelle elle échange une petite discussion. C’est leur rendez-vous du matin. Après elles ne se voient plus pour la journée, absorbées par leur travail. Apparemment elles parlent souvent de bouquins. Sa collègue est arrivée un matin avec Les vestiges du jour pour Sandrine.Il fallait absolument qu’elle lise ce livre. Elle venait enfin de déballer ses cartons de bouquins. Voilà comment il est arrivé au club.

Un avis unanime : c’est un bon livre.

Ce livre a été très bien accueilli par le club. Mirela a beaucoup aimé. C’est pour elle une très belle lecture. Même s’il lui reste un goût amer à la fin du livre. Elle a trouvé que c’était une réflexion sur la vie. Est-ce une vie gâchée que de rester sur un seul métier toute sa vie ?

Christine connaît bien cet auteur. Elle déjà lu plusieurs livre de lui. Mais celui-ci est le plus classique qu’il ait écrit. Ses autres romans sont écrits dans la veine d’Haruki Murakami. En tout cas, pour elle aussi c’est un très beau livre.

Pour les autres membres, on retrouve des avis similaires. Tous ont aimé, voire adoré. Plusieurs se sont posé la question sur Stevens, le personnage principal. Est-il passé à côté de sa vie ? Jusqu’où peut-on aller dans l’abnégation ? Il vit pour son métier de majordome.

Ce livre est une réflexion sur la vie et le temps qui passe. Passe-t-on à côté de quelque chose ?

Pourquoi n’ai-je pas terminé les Vestiges du jour ?

Comme je le disais au début de ce billet, encore une fois, je traverse une période où je n’arrive pas à me concentrer sur les lectures que j’entame. Croyez-moi c’est très difficile pour moi. D’autant plus quand je sais que je suis en train de lire un livre dont je perçois la qualité. Ce n’était le moment, c’est tout. Je le finirai. Mais pas tout de suite.

J’ai vu le monde de Stevens. J’ai entendu le balancier de l’horloge dans le salon de la maison. J’ai entendu le silence. Je n’étais pas au rendez-vous, mais je sais que c’est un bon livre. Comme c’est étrange de ressentir cela à propos d’un livre.

Et maintenant ?

Je suis en train de lire un roman de Franck Petruzzelli que j’ai rencontré lorsque j’ai été jury du Prix Baie des Anges l’année dernière. Il était aussi membre du jury. Il m’a fait cadeau de son premier livre pour que je le lise.

Il se lit bien. Et j’ai l’impression qu’il efface un peu ma panne de lecture. Je le chroniquerai.

J’ai encore deux livres que m’ont donné deux autres auteurs : Boccanera de mon amie Michèle Pedinielli et celui de Pierre-Etienne Bram, qui me fait l’honneur de m’avoir donné son deuxième livre en cours d’écriture. Rappelez-vous il m’avait donné en service presse son livre.

Playlist d’écriture

Tiens, pour terminer, j’ai envie de partager la playlist qui a accompagné l »écriture de cet article.

  1. Without you de Tobias Jesso Jr
  2. An Endig de Brian Eno
  3. Familiar d’Agnes Obel
  4. Una mattina de Ludovico Einaudi
  5. Ricordi de Tale of us
  6. Coyotes de Modest Mouse
  7. A Sky full of stars de Coldplay
  8. Astriù d’Oscar and the Wolf
  9. Sun de Two Door Cinema Club
  10. Uprising de Muse