J’ai énormément de retard quant à la retranscription de nos rencontres du club de lecture. Nous avons lu ce livre de Kénizé Mourad pour un rendez-vous datant du mois d’aôut 2016. Du coup vous allez tout lire à retardement 🙂 Mais ce n’est pas grave. J’ai décidé de relativiser, je ne veux pas me mettre la pression. Je ne publie pas toutes les semaines certes, mais je préfère vous livrer des chroniques pour lesquelles j’ai pris du temps. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop, mais j’ai un peu de travail à côté et en plus, je prépare un projet en rapport avec la lecture sur Nice 😉

Nadine nous a proposé de lire Le jardin de Badalpour de Kénizé Mourad. Un livre que j’avais déjà lu il y a une dizaine d’années. J’avais grandement apprécié ma première lecture. Sauf rares exceptions, je relis rarement les livres que j’ai déjà lus. Non pas que je n’aime pas ça, mais vous savez… ma PAL

Je trouve néanmoins intéressant de relire des romans ou autres, car selon l’âge qu’on a ou le contexte, nous ne les percevons pas de la même manière.

Nadine a aimé la couverture et c’est ce qui l’a tentée, avec le titre, pour nous proposer cette lecture.

Il n’a pas été reçu de manière enthousiaste par tous. Il est la suite d’un autre livre de Kénizé Mourad, « De la part de la Princesse morte« . Aucun de nous ne l’a lu avant et ce n’est pas gênant de commencer par Le jardin de Badalpour.

kenize mourad, le jardin de badalpour

Une petite fille puis une jeune femme en quête de ses origines.

Zarh est une petite fille d’origine indienne qui a été adoptée plusieurs fois. Elle est sait qu’elle est la fille d’une princesse, une sultane. Quant à son père, on se sait pas trop s’il est sultan ou Américain. Enfin, c’est ce qu’on lui dit.

Très longtemps, on lui a imposé son histoire et surtout interdit des renouer contact avec son père le Sultan. Mais Zahr a besoin de retrouver ses racines. Elle mettra du temps, mais elle finira par renouer avec sa famille indienne : son père, sa belle-mère, ses frères.

Malheureusement, ce n’est pas quelque chose qui sera facile, car ils sont à des kilomètres de différences dans leurs cultures respectives.

Un roman entre autobiographie et documentaire.

Kénizé Mourad, une auteure engagée

Laurent a eu du mal à accrocher et a mis du temps à rentrer complètement dans le livre. De plus, il n’a pas trop aimé le style de l’auteure. Pour lui Kénizé Mourad est une intellectuelle engagée, ce qui n’est pas trop sa tasse de thé. Pourtant l’engagement politique de cette écrivaine/Journaliste, très orienté à gauche l’a mené à une certaine réflexion, lui qui est plutôt libéral. Finalement il a trouvé qu’elle était intellectuellement très intéressante. Il a été touché par la faille de cette personne qui ne connaît pas ses parents. Il a trouvé que Kénizé Mourad avec un parcours de vis exemplaire. P

Pour lui c’est un livre engagé qu’il ne faut pas le lire sous un mode émotionnel.

Florence et Roselyne n’ont pas du tout aimé. Florence s’est ennuyée. Le style lui a déplu et elle l’a trouvé brouillon. Elle n’a pas réussi à intellectualiser cette lecture. Elle, qui est pourtant très touchée par le sujet. Roselyne quant à elle, a trouvé beaucoup de lourdeurs et de contradictions.

En ce qui me concerne et comme je l’ai écrit en introduction, c’est un livre que j’avais beaucoup aimé à la première lecture. Mais à ce moment là, je n’avais pas attaché beaucoup d’importance au côté féministe de ce livre. Il est vrai que parfois, le style est assez lourd. Il y des passages très documentaires que j’ai aussi trouvés très longs. Je peux dire que j’ai apprécié cette seconde lecture, mais à la différence de la première fois, ce n’est pas un livre que je conseillerais. Je pense que c’est un livre que l’on rencontre.

C’est un livre sur la liberté de la femme et sur les blessures d’enfance et de jeunesse qui bouleversent toute une vie.

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