En flânant un jour dans une de nos librairies préférée avec mon amie Florence, celle-ci m’a fait poser le regard sur ce livre d’Annie François. Il était mis en évidence sur l’étagère des propositions de lecture. Florence aime tout ce qui a rapport avec les livres. Elle a lu Bouquiner et ne m’en dit que du bien. Ce jour-là tous les éléments étaient donc réunis pour que j’en fasse l’acquisition…

J’ai choisi de le lire dans le cadre du Challenge Petit Bac. Ça fait déjà quelques mois que je l’ai lu, mais comme j’ai pris du retard dans mes publications, mon billet n’arrive qu’aujourd’hui.

A propos de ce challenge, je dois me dépêcher d’écrire toutes mes chroniques pour que je puisse l’honorer. J’ai déjà lu la plupart des livres de ma liste et Enna, l’instigatrice de ce challenge, nous donne jusque fin janvier !

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Bouquiner : une autobibliographie.

Annie François a écrit un témoignage sur sa dépendance aux livres. Elle fait le tour d’horizon de toutes ces habitudes qu’on peut avoir quand on aime les livres. Tous les cas de figure y sont répertoriés : comment nous nous comportons face aux prêts de livres, aux emprunts ou aux achats, comment nous rangeons et classons nos bouquins, la préparation des départs en vacances. Je dis nous, même si je devrais plutôt dire « elle », car c’est son témoignage à elle. Mais le nous « s’impose » car ça nous parle à nous aussi.

L’énumération des tics du « livre-addicté »

Bouquiner se lit très vite. Effectivement il est très agréable à lire. Ceux qui éprouvent une dépendance envers les livres, sauront s’y reconnaître. Avant de me mettre à bloguer, avant de rejoindre les réseaux sociaux et avant de lire ce livre, je n’avais pas le moindre soupçon sur le fait que je faisais partie d’un monde à part : celui des « Livres Addict ». Je connais de plus en plus de gens qui me ressemblent à ce niveau-là. Annie François a écrit tous ces ressentis, ces manies qui nous habitent. Si vous le lisez, vous vous y reconnaîtrez forcément.

Il y a des passages qui m’ont un peu moins intéressée, mais dans l’ensemble il m’a plu. J’ai aussi souri plus d’une fois, car ses manies sont les miennes. Certains passages m’ont aussi fait déculpabiliser face à certaines lectures. Celles qu’il faut absolument aimer, parce que c’est un chef d’œuvre, parce que tout le monde le dit, mais que moi (comme elle) je n’ai pas (encore) aimé. C’est la cas notamment du passage où elle parle de Proust et Céline. Ce sont des auteurs qu’elle n’est pas arrivée à lire. Comme quoi !

Justement j’ai essayé de lire Proust il y a quelques mois, mais je n’y suis pas arrivée. Je le retenterai, pour me faire une idée définitive (c’est pourquoi je dis que je les ai pas « encore » aimés). Quant à Céline, je n’ai pas essayé. C’est dans mes projets de le lire (un certain Nicolas m’en dit beaucoup de bien).

Les passages qui ne m’ont pas accrochée, sont ceux dans lesquels je me reconnais moins.

Il y a plusieurs phrases qu’on peut relever et que l’on peut s’approprier. Il y en a une qui m’a particulièrement fait sourire :

Tant qu’un lecteur n’a pas reposer un livre de plein gré, c’est un individu potentiellement dangereux

Alors, si « parmi vos habitudes » vous alternez livres profonds et livres légers, Bouquiner est pour vous.

Ce livre m’a d’autant plus touchée car, à l’heure où je l’ai lu, Annie François n’était plus de ce monde. Quand elle l’a écrit elle avait planifié plein de choses pour faire évoluer son classement de livres par exemple. L’a-t-elle jamais fait ? Tous ses livres sont orphelins.

En écrivant ce billet et avec mon exemplaire près de moi, que je feuillette à nouveau pour vous en parler, je me dis que c’est un livre que j’ai envie de reprendre de temps en temps pour relire certains passages. Comme une thérapie, comme pour me rappeler que je ne suis pas si anormale que ça !

Je n’ai pas encore de livre de chevet. Ce livre le deviendra-t-il ?