Voici un livre que j’ai dans ma PAL depuis mars 2014. Il y était entré suite à mon passage au Salon du Livre de Paris. Il y en a beaucoup d’autres qui sont là depuis bien plus longtemps, mais ce qui m’a incitée à le sortir de ma pile, c’est ma participation au challenge Petit Bac, mis en place par Enna.

Ce challenge se termine le 31 décembre 2015, j’ai 10 livres à lire en tout (voire 11 si j’opte pour le bonus). Pour l’instant ce n’est que le 2ème de la liste que j’ai lu. Il va falloir que je me dépêche si je veux terminer ce défi, étant donné que le challenge 1% de la rentrée littéraire a été un échec (ce qui est frustrant pour moi !), puisque je n’ai lu que 3 livres sur 6.

Bref.

Pour revenir au roman de Raphaël Albert, je trouve la facture de ce livre édité par Mnemos vraiment sympa. J’avoue que c’est pour cette raison que j’avais été attirée par leur stand sur le salon. Puis quand je suis tombée sur le livre de Raphaël Albert, la couverture a fini par me convaincre. Comme cette maison d’édition se définit elle-même « Les Éditions Mnémos défendent une littérature de l’imaginaire vivante et de qualité ». Si vous allez sur leur site vous pourrez voir quel genre de livre sont édités, j’avoue que cela m’attire…

rue farfadet de Raphaël Albert, steampunk, fantasy et polar

Les premières lignes

Martin. C’est son nom.
Martin le nain.
Il vivait en banlieue, à Satrouville, dans une zone pavillonnaire de second ordre. Sa rue était un triste chapelet de maisons bâties sur le même moule, un cube posé sur un carré de pelouse. C’est simple, on se serait cru dans un catalogue des Maisons Bigre. Lui habitait page 23, le modèle « Harmonie », une mocheté dont il était, tenez-vous bien, le pro-pri-é-tai-re ! Un aboutissement en quelque sorte.

L’histoire

Sylvo Sylvain est détective privé. Il a pour acolyte un petit personnage qui répond au nom de Pixel. Ils sont sur une affaire. L’histoire se passe à Panam en 1880. Sylvo est assis dans un bar, il attend des nouvelles de Pixel. Son regard est soudain attiré par un drôle de personnage qui fait son entrée et va s’asseoir à la table d’un client à l’allure quelque peu spéciale. Il essaie difficilement d’écouter leur conversation, jusqu’à ce qu’il s’aperçoive que le nain qu’ils avaient pris en filature entre à son tour dans le bar, commande un hydromel puis s’en va. Sylvo décide lui aussi de s’en aller, mais à peine sorti du bar, un grondement se fait entendre. C’est un attentat : beaucoup de personnes sont blessées, y compris le drôle de personnage qui finit par être démasqué. C’est un troll ! Cela faisait des siècles qu’on n’en avait pas vu dans les parages.
Sylvo va finir par se retrouver mêlé à une enquête en relation avec l’apparition de ce troll.

Mon avis

Lorsque j’ai commencé à lire ce roman j’étais pas mal occupée, ce qui fait que je n’ai pas pu entrer pleinement dans l’histoire, car je ne lisais que par petits bouts. Du coup j’ai mis un peu de temps à l’apprécier et c’est bien dommage.

L’univers de ce livre m’a beaucoup plu : c’est un subtile mélange de steampunk, de fantasy et de polar. Cette lecture a été pour moi un vrai plaisir, car elle regroupe tous les ingrédients qui me plaisent dans un livre. Une histoire un peu fantastique qui se passe dans une ville qui a tout pour ressembler à la ville de Paris de la fin du 19ème siècle.

C’est un mélange inhabituel des genres. Le steampunk est un genre littéraire qui relate des histoires ayant lieu en général dans un contexte lié à la révolution industrielle du 19ème siècle avec la présence de machines à vapeur. Un genre dont on trouve déjà des traces dans la littérature de Jules Verne. La fantasy est plus un genre littéraire qui fait appel à la magie et aux pouvoirs surnaturels. Ici, l’auteur a su marier les deux univers.

De plus l’histoire est prenante, bien racontée, bien écrite et laisse la place à divers rebondissements qui nous tiennent en haleine au fil des pages que l’on tourne.

Je m’aperçois que j’aime beaucoup ce genre, pourtant j’oublie trop souvent de me pencher naturellement vers ce type de  littérature. J’ai plutôt joué à des jeux d’aventure comme Myst et j’ai eu plus tendance à me tourner vers le cinéma avec des films comme Brazil ou Dune.

Mon tout premier contact littéraire avec la fantasy je l’ai eu grâce à mon club de lecture avec La Horde du Contrevent que j’ai vraiment aimé.

Le livre de Raphaël Albert ne fait que confirmer le plaisir que j’ai à lire ce type de livres et je ne m’arrêterai pas là. D’ailleurs, il me donne envie de faire remonter Dune au-dessus de ma PAL.

Les aventures de Sylvo Sylvain continuent avec son deuxième livre, Avant le déluge.

Cette lecture est ma contribution à deux challenges : Le petit Bac et le sauvetage de ma PAL.


Rue Farfadet, Raphaël Albert, Les Editions Mnémos, 2013, 281 p. ISBN : 978-2-35408-203-1.