Quand Nadine a proposé cette lecture dans notre cercle littéraire, j’en étais fort contente car j’ai très peu eu l’occasion de lire des livres d’auteurs Chinois. J’ai lu il y a quelques années « La joueuse de Go » de Shan Sa et je dois vous dire que je n’avais pas beaucoup accroché, pourtant on m’en avait fait l’éloge.

Alors voyons ce que ce livre-ci a laissé comme traces auprès des membres de notre club.

La Joie de Mo Yan

La Joie – Mo Yan

Les premières lignes

Après avoir quitté ta mère fatiguée par les ans, comme sorti d’un rêve effrayant, tu traverses l’avenue poussiéreuse, tu rases les murs des maisons à tuiles rouges, tu passes devant une dizaine de tas de bois et de paille amassés l’année précédente d’où émane une odeur de moisi, grimpes la pente bossue bordant le méandre de la rivière verte, tu marches sur deux cents mètres en direction du sud et pénètres dans une plaine automnale à la végétation luxuriante.

Nos avis

Vous avez sans doute remarqué que pour une fois je ne vous fais pas un résumé de l’histoire. La raison est simple. Je n’ai pas pas réussi à le lire. Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Je m’y suis reprise à trois fois pour le lire et je l’ai abandonné trois fois. C’était pour moi un calvaire. Je n’éprouvais aucun plaisir, c’était plus une punition qu’autre chose. Pourtant ce livre est très court. Alors j’ai essayé de voir plus loin, j’ai tourné les pages et je me suis aperçue qu’il n’y avait aucun paragraphe qui aurait pu me permettre de respirer un peu. Les images sont crues, l’histoire est dure et m’a dégoûtée (j’ai ressenti ça du peu que j’ai lu).

Sandrine a cru qu’elle n’arriverait pas à arriver au bout de cette lecture. Elle l’a trouvé bien écrit, elle a trouvé qu’on sentait les odeurs décrites, qu’on est à fond dans la verdure (jusqu’à en faire une overdose). Mais elle n’a pas trouvé de plaisir à le lire, elle l’a trouvé trop noir.

Après avoir lu les trois premières pages, Alain s’est demandé pourquoi cet auteur avait reçu le prix Nobel. Mais en continuant il a fini par bien aimer le côté glauque mêlé à de la poésie (difficile à comprendre, mais c’est ce qu’il a dit…). Il a apprécié l’ambiance et s’est rendu compte qu’il fallait oser mêler le glauque, une histoire crue et cette poésie. Il a su retrouver la culture et l’ambiance de la campagne chinoise.

Florence n’a elle non plus pas réussi à le terminer. Elle n’a pas du tout adhéré, même si elle l’a trouvé poétique et bien écrit. Le manque de paragraphes l’a beaucoup gênée. Pour elle aussi, ce livre est une punition.

Jérôme s’est dit dès le début que la lecture allait être longue, mais il s’est accroché et a fini par trouver ce roman intéressant, mais de manière inégale car il a trouvé certains passages très longs. Il a aimé la retranscription de la ruralité et de la société chinoise.

Frédérique a beaucoup aimé la description de la culture chinoise.

Enfin, Nadine n’arrivait pas à accrocher au début, mais a quand même persévéré. Elle s’est dit qu’il fallait entrer dans l’histoire sans chercher à comprendre. Elle a aussi trouvé le langage cru et poétique à la fois.

Au final, ce roman a reçu des avis très mitigés…


La Joie, Mo Yan, Points, 2015, 192 p. ISBN : 978-2-7578-5329-0