Le temps passe et nous voilà déjà au 17ème rendez-vous de mon club de lecture.
Pour cette séance la lecture commune nous avait été proposée par Florence. Nous avons lu le roman de Diane Setterfield, Le treizième conte.

Diane Setterfield, Le treizième conte

Les premières phrases

On était en novembre. Il n’était pas encore très tard et pourtant le ciel était déjà sombre quand j’empruntai Landress Passage. Père avait fini sa journée : il avait éteint les lumières du magasin et fermé les volets ; mais, de manière que je ne rentre pas dans l’obscurité la plus totale, il avait laissé allumée l’ampoule éclairant l’escalier qui menait à mon appartement. A travers la porte vitrée, celle-ci dessinait un grand rectangle pâle sur le trottoir humide, et c’est au moment où je me tenais là m’apprêtant à tourner la clé dans la serrure, que je vis la lettre pour la première fois.

Résumé

Margaret Lea travaille dans la librairie de son père. Tous deux sont passionnés par les livres. Margaret voue sa vie aux livres et à la lecture. Elle écrit aussi des essais biographiques.
Elle reçoit un jour un courrier d’une auteure célèbre, Vida Winter, qui lui demande dans une longue lettre de la rejoindre pour qu’elle écrive sa biographie. Or, Vida Winter a toujours dissimulé la vérité sur l’histoire de sa vie.
Margaret hésite à accepter. Elle n’a encore jamais lu un livre de cette femme dont l’écriture est prolifique. Pour l’aider à prendre sa décision elle décide d’aller emprunter dans la librairie de son père, un des ses romans : « Treize contes de la métamorphose et du désespoir« . Elle le dévore, le lit d’une traite et s’aperçoit que le roman ne compte que 12 contes… Au matin, elle retrouve son père dans tous ses états qui cherche désespérément le livre de Vida Winter. En effet, c’est un livre rare car il présente un défaut dans le titre…
Son père finit par la convaincre, elle décide de répondre à l’appel de cette célèbre auteure.

Nos avis

Florence a beaucoup aimé ce roman. Elle l’a découvert parmi les blogs qu’elle a l’habitude de lire. Elle avait été attirée par la couverture et par le titre du livre. Elle l’a dévoré. Le seul bémol qu’elle y a trouvé, c’est que l’histoire s’estompe dans son esprit au fur et à mesure que le temps passe. Elle a beaucoup aimé l’ambiance du livre, son côté gothique, son côté mystérieux, le suspense.

Frédérique a eu un peu de mal au début puis a réussi à rentrer dans l’histoire. C’est un livre qui lui a plu, d’autant qu’il lui a rappelé le livre de Carlos Ruiz Zafon, L’ombre du vent. (Point sur lequel je la rejoins complètement).

Nadine est tout de suite rentrée dans ce livre, elle l’a trouvé très bien écrit mais elle a détesté la fin qui, pour elle, était beaucoup trop prévisible.

Christine n’a pas pu le lire d’une traite par manque de temps et aurait préféré pouvoir le faire. Elle l’a bien aimé mais sans plus et l’a trouvé simpliste. Elle aussi a deviné le dénouement de l’histoire.

Alain l’a adoré. Il remercie l’auteure qui l’a ramené en arrière, dans son enfance, quand il lisait la nuit, sous les couvertures.

Quant à moi, j’ai aussi adoré cette histoire. Je l’ai très vite lu. Si on aime les livres, la lecture, on y retrouve plusieurs passages où l’on peut facilement se reconnaître et forcément cela ne peut que nous plaire. C’est un livre que j’ai dévoré, il m’était impossible de m’en décoller, seulement si j’y étais vraiment obligée. En ce qui me concerne , à aucun moment, je n’ai eu d’idée sur la façon dont allait se terminer l’histoire. Il y a beaucoup d’allusions aux livres des sœurs Brontë, Les hauts de hurlevent et Jane Eyre. J’ai d’ailleurs trouvé que Diane Setterfield s’était inspirée de Charlotte Brontë dans sa façon d’écrire cette histoire qu’elle nous raconte. J’y ai trouvé tous les ingrédients d’un roman que j’aime : des énigmes, du mystère, des secrets. Je l’ai trouvé très intemporel. L’auteure a usé de multiples stratagèmes pour nous faire perdre toute notion de temps. Je me suis vue à plusieurs reprises en train d’essayer de positionner le récit dans le temps. Et comme il est très bien écrit, on le lit sans aucune peine. Pour un premier roman, cette romancière a commencé fort. Bref, pour moi c’est un vrai coup de coeur !

L’auteure

Diane Setterfield est une romancière anglaise. Elle est né en 1964. Passionnée par la littérature française des XIXè et XXè sicècles, elle a soutenu une thèse sur André Gide. Le treizième conte est son premier roman. Elle est actuellement en train d’écrire son second roman.


Le treizième conte, Diane Setterfield, Pocket, Paris, 2011, 568 pages. ISBN: 978-2-266-22255-6.