Le meilleur des mondes - couverture

Le meilleur des mondes

Vous vous êtes peut-être rendus compte qu’en haut à droite de mon blog figure un petit pavé que j’ai nommé « Prochaines critiques« . Vous aurez peut-être remarqué que le livre d’Aldous Huxley y a figuré un sacré bout de temps. Non je ne l’avais pas oublié. C’est un livre assez mince (285 pages) qui aurait du donc être terminé en deux temps trois mouvements. Je vais vous dire pourquoi la critique s’est faite tant attendre.

Les premières phrases

Un bâtiment gris et trapu de trente-quatre étages seulement. Au-dessus de l’entrée principale, les mots : CENTRE D’INCUBATION ET DE CONDITIONNEMENT DE LONDRES-CENTRAL, et, dans un écusson, la devise de l’Etat Mondial : COMMUNAUTE, IDENTITE, STABILITE.

L’énorme pièce du rez-de-chaussée était exposée au nord. En dépit de l’été qui régnait au-delà des vitres, en dépit de toute la chaleur tropicale de la pièce elle-même, ce n’étaient que de maigres rayons d’une lumière crue et froide qui se déversaient par les fenêtre.

L’histoire

Au début du livre nous suivons un groupe d’étudiants qui accompagnent le Directeur de l’Incubation et du Conditionnement. Ils entrent dans une salle ou trois cents fécondateurs sont au travail. Les étudiants boivent les paroles du Directeur et griffonnent ardemment sur leur carnet de notes.Ils vont très vite se trouver face à des couveuses permettant de fabriquer des être humains. Le Directeur leur explique comment les bébés ont été procréés et quel va être leur devenir.

Mon avis

Il faut que je vous dise qu’il m’est difficile de vous faire ici un résumé de l’histoire de ce roman. Il faut que je vous dise que cela fait trois fois que j’essaye de le lire. J’ai « essayé », oui, car vous vous doutez bien en me lisant que je ne l’ai pas terminé. Et encore, cette fois-ci, j’ai vraiment fait en sorte de persévérer dans la lecture, cette fois, j’y ai mis de la bonne volonté, mais je n’ai lu que 120 pages. J’abandonne, je jette l’éponge, je ne peux pas aller plus loin.
Ce livre est dans ma bibliothèque depuis très longtemps. Un classique qu’il faut avoir lu, un chef-d’oeuvre pour certains. Le thème m’intéresse beaucoup et je trouve justement qu’il est vraiment d’actualité car il traite de la manière dont on peut contrôler les individus. Mais je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire. Il était même source d’angoisse, probablement parce que je me forçais à le lire. Je crois que je n’ai pas du tout accroché au style d’écriture, je ne le trouve pas si bien écrit que ça. J’ai l’impression que le succès de ce livre est plus dû à son côté visionnaire qu’à sa qualité littéraire.
J’ai lu 1984 de Georges Orwell. Pour moi il n’y a pas photo, sa qualité est à mon avis, mille fois supérieure (bon j’exagère peut-être…ou pas…). Je l’ai même lu deux fois et je le relirai encore. Non seulement il est visionnaire mais je l’ai trouvé très bien écrit.
Si vous deviez faire un choix entre l’un et l’autre, je vous conseillerais sans conteste 1984.
Le meilleur des mondes va donc rejoindre ma liste de livres que je n’ai jamais terminés.

L’auteur 

Aldous Huxley est né à la fin du 19ème siècle et est décédé le 23 novembre 1963 (le même jour que JFK…). Il est l’auteur de romans, d’essais, de nouvelles, d’histoires de voyage. Il se pose des questions sur l’avenir de l’humanité face aux progrès scientifiques. Le fait que son frère était un biologiste spécialisé dans les théories de l’évolution l’a peut-être incité à se poser des questions.