Couverture du roman La religion de Tim willocksCette semaine nous nous sommes réunis pour le douzième rendez-vous. Cela fait donc 1 an que j’ai lancé ce club ! Nous avons commencé à quatre, nous sommes maintenant neuf personnes. A ce propos, je reçois régulièrement des demandes de personnes qui voudraient se joindre à nous, demandes que je suis au regret de décliner car nous souhaitons garder une certaine intimité pour pouvoir nous entendre lorsque nous débattons. Je garde néanmoins les coordonnées de vous tous qui me contactez pour pouvoir vous avertir dans le cas où une place venait à se libérer.

La lecture commune pour ce rendez-vous de novembre était La religion de Tim Willocks.

Les premières phrases

La nuit où les cavaliers écarlates l’emportèrent – du peu qu’il sache ou qu’il ait pu savoir – la pleine lune entrait dans le Scorpion, signe de sa naissance, et, comme animée par la main de Dieu, son incandescence découpait parfaitement la vallée alpine en ce qui était lumière et ce qui était ténèbres, et la lumière éclairait le chemin menant les démons vers sa porte. Si les chiens de guerre n’avaient pas perdu leur route, le garçon n’aurait jamais été découvert, et la paix, l’amour et le travail auraient béni toute son existence.

L’histoire

L’intrigue se déroule au milieu du XVIème siècle alors que le conflit entre l’empire Ottoman et les Chevaliers de l’ordre de Malte bat son plein. Nous suivons les traces de Matthias Tannhauser, un mercenaire, qui a accepté d’aider une comtesse française à la recherche de son fils. Dans le même temps il va s’enrôler dans le siège de Malte pour apporter main forte à cette bataille en essayant de découvrir les stratégies turques.

Nos avis

C’est un livre qui a plu à la plupart d’entre nous. Nous sommes deux à ne pas l’avoir terminé. Frédérique n’a pas trop accroché. L’histoire, l’époque, les batailles ne sont pas ses sujets de prédilection. En ce qui me concerne j’ai un avis mitigé. Comme Catherine, après un début qui m’a beaucoup plu, j’ai eu quelques difficultés à entrer dans le livre. J’ai eu vraiment du mal à me concentrer pour pouvoir lire. Comme dirait Florence, « je suis restée sur le pas de la porte ». Je ne dirais cependant pas qu’il ne m’a pas plu. L’époque et le contexte historique sont des sujets pour lesquels je porte beaucoup d’intérêt. Ce qui m’a un peu dérangée, ce sont les scènes de batailles que j’ai trouvées un peu longues, non pas à cause de leur caractère sanglant mais plutôt pour les longues descriptions. Cet aspect a d’ailleurs gêné pas mal d’entre nous. Florence a précisé que c’est le style du livre qui l’a aidée à poursuivre la lecture, car c’est un livre très bien écrit. Christine qui avait proposé ce roman, l’a relu avec un regard un peu critique, se demandant s’il allait nous plaire, en particulier à cause de l’histoire d’amour à l’eau de rose qui vient ponctuer les multiples retour de Tannhauser. Pourtant et à l’unanimité, cette histoire à l’eau de rose a été pour chacun une véritable bouffée d’air entre les scènes de guerre violentes et sanglantes. Nous attendions tous ces passages avec beaucoup d’impatience ! Ce sont des passages plutôt secondaires dans l’histoire, mais indispensables pour poursuivre notre cheminement dans l’histoire.

D’une manière générale, et comme je le disais un peu plus haut, nous l’avons trouvé bien écrit. La plupart d’entre nous l’avons vraiment aimé. Personnellement je continue à le lire et je le terminerai.

Alors si vous n’avez pas peur des pavés, nous vous invitons à vous plonger dans ce riche roman ! Et j’espère que vous nous donnerez votre avis !

L’auteur

Tim Willocks est un auteur Anglais, né à Stalybridge en 1957. Médecin de métier, Il est l’auteur de plusieurs romans policiers. D’après Wikipédia, il aurait tendance à décrire son caractère au travers des personnages de ses romans. La religion est le premier tome d’une trilogie.


Tim Willocks, La religion, Sonatine, 2009, 951 pages. ISBN : 978-2-266-18957-6