Audur Ava Ólafsdóttir, Rosa candida, couvertures

Audur Ava Ólafsdóttir, Rosa candida

Hier le club s’est réuni autour du livre Rosa Candida. Pour l’occasion nous avons accueilli un nouveau membre en la personne de Sandrine 🙂
Je ne connaissais pas du tout ce livre. C’est aussi pour ça qu’on aime les clubs de lecture. Ils nous permettent de sortir de ce qu’on a l’habitude de lire et on peut faire de belles découvertes. Ce livre nous a été proposé par Florence.

Alors, voyons un peu comment commence le livre.

 

 

 

Les premières phrases…

Comme je vais quitter le pays et qu’il est difficile de dire quand je reviendrai, mon vieux père de soixante-dix-sept ans veut rendre notre dernier repas mémorable. Il va préparer quelque chose à partir des recettes manuscrites de maman – quelque chose qu’elle aurait pu cuisiner en pareille occasion.

En résumé…

Arnljotur a 22 ans. Il s’apprête à quitter la maison de famille. Sa mère dont il était proche est décédée dans un accident de voiture. Elle le laisse donc avec son père et son frère jumeau qui est autiste.

Il est aussi père. Une nuit d’amour passagère avec Anna en est la cause. Il assume sa paternité mais ne voit pas son enfant très souvent.

Il quitte son père et son frère vers un pays dont nous ne saurons pas exactement où il se trouve. Il a trouvé un travail dans un monastère dont le jardin est à l’abandon. Il part avec des boutures de roses.

Arrivé dans le monastère il sympathise avec un moine qui l’aide à trouver des réponses à ses questionnements sur la vie, sur sa vie.

Les jours passent et Anna lui demande s’il veut bien s’occuper de leur fille, le temps qu’elle prépare ses examens.

Nos avis…

Nadine a trouvé que c’était un beau livre, plein d’émotion, un livre simple qui se lit bien. Mais il ne lui a rien appris. Elle a pris beaucoup de plaisir à le lire, mais sans plus. Ce n’est pas un livre qui l’a marquée et dont elle n’a pas retenu l’histoire. Christine en général n’aime pas les auteurs féminins. Elle a d’ailleurs trouvé que le style d’écriture est vraiment celui d’une femme. Elle a trouvé le livre trop simpliste. Cela ne lui déplaît pas de le lire, mais elle le trouve ennuyant. Il ne va pas lui laisser de traces. L’avis de Sandrine est intéressant. Elle l’avait lu il y a environ six mois/un an. Elle l’a relu pour l’occasion. Il y a des livres dont elle oublie l’histoire, mais cela n’a pas été le cas pour celui-là. Elle n’est pas du genre à relire des romans. Mais elle a apprécié relire celui-ci. Elle l’a autant aimé que la première fois. Elle a même découvert de nouvelles choses. L’histoire est pour elle une sorte de voyage initiatique. Pour Florence, ce livre a été une bouffée d’air après le Nazi et le barbier. Elle l’a trouvé agréable, épuré, à la limite de la poésie, limite un peu édulcoré, mais c’est un livre qui rafraîchit. Ce n’est pas un coup de cœur, mais elle l’a aimé. Quant à moi, c’est un livre que j’ai aimé même si pour moi aussi ce n’est pas un coup de coeur : son style littéraire m’a plu, l’histoire m’a plue. J’ai aimé sa simplicité. Le personnage principal est jeune et pourtant il assume pleinement sa paternité. Il est honnête, sincère, humble. Ça fait du bien des gens comme ça. Mon avis converge avec ceux de Sandrine et Florence. A la différence de Nadine et Christine, l’histoire m’a marquée, j’ai encore quelques images dans la tête. Je l’ai trouvée très nordique.

Au final, nous sommes trois sur cinq à l’avoir aimé.

Nous nous sommes demandées où nous situions l’histoire : pour nous c’est la France, l’Italie, l’Espagne ou un autre pays nordique. Et pour vous ?

Quelques mots sur l’auteure…

Je suis plutôt surprise par la biographie d’Audur Ava Olaffdottir. Je m’attendais à autre chose. Elle est née en 1958 à Reykjavik. Elle est professeur d’histoire de l’art et est directrice du musée de l’université d’Islande. Elle a écrit plusieurs romans mais Rosa Candida son premier livre qui est traduit en français.


Audur Ava Ólafsdóttir, Rosa Candida, Editions Points, 2010, 333 pages, ISBN : 978-2-84304-521-9.