Carlos Ruiz Zafon | Chapitre onze

C. Ruiz Zafon | Chapitre onze

L’histoire

Elle a pour trame de fond la guerre civile en Espagne et se déroule sur plusieurs années. Le narrateur nous fait le récit d’une partie de sa vie qui le marquera à jamais.

Nous faisons sa connaissance alors que son père est en train de l’emmener dans un lieu secret : le cimetière des livres oubliés [un endroit comme on aimerait qu’il en existe quand on aime les livres]. C’est un rituel qui se transmet de génération en génération. Il a onze ans. Il doit choisir un livre pour l’adopter. Il met la main sur  « L’ombre du vent », écrit par un certain Julian Carax.

Ce livre, qu’il lit d’une traite, va bouleverser les dix prochaines années de sa vie (si ce n’est plus). Quelque chose l’intrigue à propos de ce roman et plus particulièrement son auteur. Il va vite se rendre compte que plusieurs personnes donneraient de l’or pour le posséder. Il entreprend de mener son enquête.
Je ne peux en écrire plus, de peur de trop en dévoiler et enlever le plaisir de la découverte à ceux qui n’ont pas encore lu ce livre.

Mon avis

Secrets, mystères, histoires d’amour, suspense s’entremêlent. L’histoire s’enchaîne et elle se délie crescendo. Petit à petit tout prend son sens, page après page on en sait un peu plus sur ce mystère qui entoure Julian Carax, cet écrivain maudit.

Carlos Ruiz Zafon nous tient en haleine jusqu’à la dernière page.

On est dans les années quarante – cinquante, mais en lisant j’ai eu la drôle d’impression que l’histoire se déroulait à une époque antérieure, une ambiance un peu médiévale. C’est l’atmosphère du livre qui donne ce ressenti. Cela se passe à Barcelone et la façon dont le livre est écrit ne nous donne aucun mal à nous projeter dans cette ville.

L’ombre du vent est sans conteste un livre que je n’oublierai pas de si tôt. J’ai vraiment adoré ce bouquin. Il est vrai qu’il arrive que l’on se perde un peu dans l’histoire car il y a beaucoup de personnages, mais personnellement cela ne m’a pas gêné. On peut retenir de ce livre (entre autre) que les secrets de famille, les non-dits, peuvent vraiment porter préjudice et gâcher des vies. Enfin, il a suscité en moi l’envie de me renseigner un peu plus sur la guerre d’Espagne que finalement je connais de loin.

J’ai lu quelques critiques sur la toile. La grande majorité des avis est plutôt positive, mais il existe aussi des lecteurs qui n’ont pas du tout aimé ce livre.

Apparemment il n’y a pas de juste milieu. Soit on l’adore, soit on le déteste. A vous de juger.

Morceau choisi

« Un jour, j’ai entendu un habitué de la librairie de mon père dire que rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre vraiment un chemin jusqu’à son cœur. Ces premières images, l’écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais auquel, tôt ou tard – et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d’univers nous découvrons -, nous reviendrons un jour. Pour moi, ces pages ensorcelées seront toujours celles que j’ai rencontrées dans les galeries du Cimetière des Livres Oubliés.«