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C’est sûr qu’en lisant ce titre on peut se demander de quoi je vais parler dans cet article. De ma vie de couple ? Ah ah ah !

Non, non, non. Je vais parler du travail ! Je ne sais pas si l’article intéressera mes lecteurs, pas grave, ça me fera du bien d’en parler.

Depuis deux mois et demi je suis à la recherche d’un emploi. Je suis au chômage quoi ! Comment en suis-je arrivée là ?!

Vacataire à durée indéterminée… 

Tout a commencé quand j’étais étudiante à la Fac. J’étudiais l’Histoire et l’Histoire de l’Art et j’ai été amenée à effectuer un stage dans un musée municipal, stage qui s’est vite transformé en job d’étudiant à l’année, même si j’étais vacataire… Pour rappel, travailler à la vacation c’est travailler pour une durée limitée pour effectuer une tâche déterminée. Sauf que là ça a duré six ans… Six années au bout desquelles mon taux horaire a été réduit sans concessions à 40 heures par mois (au lieu des 150 – 200 heures…). Je vous passe les détails, mais je décide donc de chercher un autre job.

Le job idéal

Je quitte donc le musée pour plonger dans l’univers des start-up. Je tombe dans la bulle Internet. Et là, c’est la révélation ! Je plonge dans l’univers du web  ! C’est THE expérience professionnelle.

Deux années durant lesquelles je me suis levée chaque matin avec le plaisir d’aller travailler. Avec des boss qui ont compris que si l’employé se sent bien, il travaille bien, la boîte se porte bien. Une ambiance de travail idéale, dans un cadre idéal, avec des collègues sympas. Un job où on n’est pas fliqué, la seule chose qui compte c’est l’accomplissement de son travail.

J’y entre par la petite porte (eh oui maîtrise d’Histoire oblige…), puis on me donne ma chance, on me fait confiance et j’évolue vers un poste plus intéressant.

Mais comme beaucoup de start-up de cette époque, l’aventure se termine deux ans plus tard.

Quelques années et quelques jobs plus tard, je m’installe en freelance.

F comme freelance

Me mettre à mon compte c’était quelque chose que j’avais vraiment envie de faire. Donc pleine d’enthousiasme je me suis lancée, encouragée par Mister.

Monter sa boîte, créer son emploi, c’est clair, c’est une expérience enrichissante.

Quand tu en parles autour de toi et que tu dis que tu es freelance, les gens te regardent souvent avec des yeux émerveillés. « Wa ! C’est super ! Au moins t’as pas un boss qui t’embêtes ! Tu fais ce que tu veux, tu choisis tes horaires ! »

Oui oui c’est super… Sauf qu’à moi ça ne convient pas et ce pour deux principales raisons :

1. Quand on est à son compte, on a plusieurs casquettes dont celle de commercial. Ah ! Voilà le hic ! Je suis Chef de projet et pas commerciale ! Chercher des clients ça ne me plaît pas donc dur pour moi…

2. Le travail d’équipe et la vie « sociale professionnelle » me manquent.

Quatre ans de freelance, je ferme ma boîte et je me remets sur le marché du travail. Je décroche un job assez rapidement.

Le pire

L’Horreur (avec un grand H). Vous vous rappelez ce que vous avez lu quelques lignes plus haut ? La start-up, le job idéal ? Eh bien là c’était tout le contraire. Les premiers jours j’allais travailler avec un entrain, j’étais contente d’avoir trouvé un travail si rapidement. Mais plus les jours passaient plus le côté caché se révélait à mes yeux. Mon entrain a cédé sa place à un estomac noué, un estomac qui se nouait de plus en plus au fur et à mesure que je m’approchais de mon lieu de travail. Un open space où on entendait les mouches voler. Personne qui se parle, des employés qui font la gueule, un boss qui vous gueule dessus, aucun esprit d’équipe mais plutôt une jeune nana « toutou » qui vous flique et qui va tout répéter au boss. Mes collègues (un bien grand mot ici) : de vraies teignes. L’angoisse qui monte dès le dimanche matin en pensant à la reprise du lundi…

Mes qualités d’adaptation ? Envolées. J’ai demandé à ce qu’on mette fin à ma période d’essai. De toutes mes expériences professionnelles celle-ci a été la pire. Une expérience qui m’a fait du mal. C’est la première fois que cela m’arrive, c’est là le côté rassurant, car jusqu’à présent cela a été plutôt le contraire, mes directeurs et supérieurs ont toujours été contents de moi. Je suis plutôt du genre à m’investir dans mon travail car j’aime les choses bien faites.

Voilà. Voilà comment je me retrouve sur le marché du travail. Plus de deux mois de chômage et rien d’intéressant à l’horizon. Je mets ça sur le compte de la période estivale en espérant qu’avec la rentrée les directeurs des ressources humaines postent toutes les annonces d’emploi qu’ils avaient mises en attente avant les vacances !